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La Truite Sulpicienne et Beninoise

Association Agréée pour la Pêche et la Protection du Milieu Aquatique

Pêche électrique-new-

Index : Pêche électrique dans la Selle à Saint Souplet, Généralités sur la pêche électrique, PECHE ELECTRIQUE 2007, Pêche électrique-new-.
PECHE ELECTRIQUE 2007

Evaluation de la population piscicole de la SELLE par pêche électrique -LA SELLE SOUS TENSION-

 Jeudi 26 octobre 2007

    Les techniciens de la fédération du Nord de Pêche et de Protection du milieu aquatique, les gardes de l'office National de l'Eau et des milieux aquatiques, la police de l'eau du département du nord ont effectué une pêche électrique sur la rivière Selle à Saint-Souplet au niveau du captage du SIDEN. Des pêcheurs de la vallée venant de Saint-Python, Solesmes, Neuvilly, Saint Benin, Saint-Souplet, des non pêcheurs sensibles au milieu aquatique,  un représentant du syndicat de la Selle,  Beffroi Vision et un professeur du collège de Le Cateau ont pu assister à cette étude.

    Cette méthode de capture onéreuse demande huit à neuf personnes spécialisées. Après les recommandations de sécurité relatives aux dangers de l'utilisation d'un générateur électrique, les travaux ont pu commencer. Les captures d'épinoches, de chabots et bien sûr de truites ont pu être comptées et mesurées suivant les espèces. Les différents relevés suivant des normes précises permettent d'évaluer de manière scientifique l'état du cheptel poissons. Cet élément est révélateur de l'état écologique de la rivière.
    Grâce à la volonté et la rigueur scientifique de l'ingénieur Stéphane Jourdan et de ses techniciens, seront menées une étude génétique des poissons sur des  prélèvements de morceaux de nageoire adipeuse et une scalimétrie (analyse d'écailles) qui déterminera les différentes classes d'âge de la population de truites. La croissance des écailles par couche successives varie suivant les saisons, la quantité de nourriture et leur état de santé.
    Le secteur a été choisi sur un lot de pêche de l'AAPPMA de Saint-Souplet et Saint-Benin pour la gestion patrimoniale appliquée depuis plusieurs années par les membres de cette association. Cette gestion consiste par une suppression  des empoissonnements de truites fario de pisciculture dans la rivière : poissons perturbateurs pour les truites fario sauvages. Le règlement interne limite le prélèvement à 5 truites  fario  de plus de 30 cm par an et par pêcheur, le reste des prises doit être remis à l'eau dans de bonnes conditions. Des techniques spécifiques de protection des truitelles sont aussi appliquées.
    Le premier constat de cette pêche électrique montre une évolution des effectifs en truites capturables et reproductrices par rapport à l'année dernière. Cela démontre le bien fondé de cette gestion patrimoniale, mais cette valeur reste encore en dessous de ce que la rivière pourrait accueillir par manque d'habitat pour les poissons : les méandres naturelles, les zones profondes de refuge, les seuils avec ses graviers indispensables à la fraie ont disparus. Ce manque de diversité morphologique de la rivière sont les séquelles des travaux de curage réalisés par le Syndicat de la Selle et la DDAF en 92-93. Des travaux de renaturation du cours d'eau sont nécessaires.
    Malheureusement un second constat plus inquiétant montre un déficit important en truitelles de l'année. Pourquoi ?
    Pour l'instant, les seuls lieux potentiellement fonctionnels pour la reproduction de la truite fario se situent sur le territoire de Saint-Benin, Saint-Souplet, Saint-Martin Rivière. En janvier et février 2007, période où la fraie est la plus importante, les conditions atmosphériques étaient parfaites, une centaine de fraies était répertoriée sur le secteur, mais malheureusement ceux-ci furent détruits par les propriétaires des moulins qui ont manoeuvré leurs vannes de manière inconsidérée et sans autorisation. Il faut savoir que chaque manœuvre des vannes déstabilise le milieu, détruit l'équilibre biologique du lit et des berges de la rivière. De même, la fermeture totale des ouvrages durant l'année cloisonne la rivière, sédimente le lit du cours d'eau et provoque une asphyxie des êtres vivants. Il est à rappeler que ces ouvrages  ont été restaurés et  sont entretenus par le Syndicat de la Selle avec des financements publics sans contrepartie. Les propriétaires des vannes des moulins ont une grande responsabilité dans la disparition de la vie aquatique. Quelles justifications apportent-ils ? Pourquoi ne pas mettre en oeuvre des solutions techniques pour remplacer les vannes par des seuils successifs ?
    Lors de la pêche électrique, des truites ont été observées avec une déformation morphologique importante causée par une atrophie de la vessie natatoire lors de l'éclosion. Normalement ces truites ne devraient pas survivre. Cette déformation est essentiellement due aux polluants se trouvant dans l'eau. La mauvaise qualité de l'eau est un facteur inquiétant pour la vie et la reproduction des poissons. Il est connu que le réseau de récupération des eaux usées sur ce secteur est vétuste, inadapté, peu fonctionnel. Ce n'est qu'un simulacre d'assainissement, une telle insalubrité est inacceptable. L'attitude des pouvoirs publics et du SIAN est incompréhensible sur cette zones de captage d'eau « potable ». Pourtant nous payons cher et depuis longtemps mais pour quelle réelle efficacité !
    Il faut aussi compléter ce tableau déjà peu attrayant : pulvérisation de désherbant le long des berges, arasement par broyage de la végétation, extraction des plantes aquatiques, dépôts d'ordures. La biodiversité en prend un bon coup à chaque fois. Pourquoi tant de mépris par rapport à la nature déjà bien mal en point ? Ce n'est pas la nature qui est sale, c'est l'homme qui la salit !
    N'oublions pas que la France s'est engagée pour le bon état écologique des cours d'eau échéance 2015 ! Il est grand temps de réagir face à cette situation, sinon nous serons de nouveau  pénalisés par l'Europe. Payez, chers contribuables !
    Tous ces problèmes ont été présentés en détail lors des assemblées générales de l'association « La Truite Sulpicienne et Béninoise », les maires, le conseiller général, le président du syndicat de Selle semblaient avoir compris la gravité du problème et étaient d'accord pour agir, mais en réalité, rien n'a changé.

Dernière édition le 20/11/2007 à 21:35
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Généralités sur la pêche électrique

    Objectifs :
- Disposer d’un état des peuplements piscicoles du cours d’eau.
- Suivre l’évolution de ces peuplements et de quantifier les impacts des phénomènes naturels (sécheresses, crues) et des activités humaines (pollutions, prélèvements excessifs).
- Fournir des informations sur certaines espèces plus particulièrement intéressantes sur un plan écologique ou halieutique.
    Principes généraux :
    Lorsqu'on plonge deux électrodes de charges opposées dans un cours d'eau, des lignes de force s'établissent et créent un champ électrique. Pour la pêche électrique, on utilise un générateur qui produit un courant redressé d'intensité réglable entre 300 et 600 volts:
- La phase négative est mise à l'eau avec une pièce métallique : la cathode.
- La phase positive est connectée à une anode de pêche : manche isolant terminé par un anneau d'acier qui va être manipulée par un opérateur.
     Une fois plongée dans l'eau, l'anode ferme le circuit électrique, le courant se propage alors sur ces lignes de force, entre l'anode (pôle +) et la cathode (pôle -). Un champ électrique d'intensité décroissante à mesure que l'on s'en éloigne va rayonner autour de l'anode et influencer le comportement de tout poisson se trouvant à l'intérieur car les terminaisons nerveuses présentes sur les flancs des poissons (les lignes latérales) sont des récepteurs sensibles à ce stimulus. La différence de potentiel appliquée à ces lignes latérales va déterminer une modification de comportement chez le poisson, qui va irrésistiblement nager vers l'anode de pêche, c'est ce que l'on appelle la nage forcée. Une fois arrivé à proximité de l'anode, là où le champ électrique est le plus élevé, le poisson entre en électronarcose - une sorte de perte de connaissance - il pourra être attrapé à l'aide d'une épuisette puis stocké à terre, dans un bassin oxygéné.
     Les prises seront seront mesurées et comptées avant d'être remises dans leur élément. Si elle est pratiquée dans les règles de l'art, cette méthode de capture très efficace n'a pas de conséquences négatives pour les poissons.
    Cette technique est la moins sélective car toutes les espèces ou presque peuvent être capturées. Pratiquée par des personnels entraînés, avec un matériel adapté elle est très peu nocive pour le poisson, qui peut être remis à l’eau sans aucune séquelle. Le protocole de pêche doit être très précisément cadré pour éviter que l’échantillon obtenu soit influencé par les opérateurs.
    Dans les petits cours d’eau comme la SELLE on accède partout à pied avec des «waders», on peut capturer une quantité significative du peuplement piscicole présent et estimer le peuplement total de poissons avec une bonne précision.


sources:
http://www.fundp.ac.be/sciences/biologie/urbo/present_p_electr.htm
http://www.ecologie.gouv.fr/emeddiat/article.php3?id_article=175&date=2005-10
http://perso.orange.fr/aappma-valdrouette/recensement.html
http://www.dse.vd.ch/forets/peche/infos/electrique.htm

Dernière édition le 27/10/2007 à 14:07
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Pêche électrique dans la Selle à Saint Souplet

Inventaire du peuplement piscicole sur le secteur 3 à Saint Souplet

Mercredi 4 octobre 2006, les techniciens de la Fédération du Nord pour la Pêche et la Protection du Milieu Aquatique (FDAAPPMA 59) du Nord et les agents techniques de l’environnement du Conseil Supérieur de la Pêche (CSP) ont réalisé un inventaire du peuplement piscicole par pêche électrique dans la Selle à Saint Souplet. Les responsables de l'Association Agréée pour la Pêche et la Protection du Milieu Aquatique (AAPPMA) "la Truite Sulpicienne et Béninoise" et plusieurs représentants d'autres AAPPMA de la vallée de la Selle ainsi que M. Grimaldi, président du Syndicat Intercommunal d’Aménagement Hydraulique de la Selle et de ses affluents (SIAHSA), étaient présents pour assister à la conduite de ce chantier.
    L'objectif de cette pêche électrique était d’évaluer l’efficacité de la gestion patrimoniale conduite par l’AAPPMA locale.
    Les captures réalisées, notamment de chabots (espèce protégée au niveau européen) et de truites fario autochtones, démontrent la pertinence d’une gestion réfléchie (réhabilitation de la fraie, limitation des prélèvements), en dépit de l’impact des perturbations qui ont trait tant à la qualité médiocre de l’eau (assainissement non conforme, rejets ponctuels et diffus), qu’aux déficits d’habitats (barrages, faucardage, fauche des berges, absence d’abris et de caches).
    La gestion patrimoniale conduite par l’AAPPMA de Saint Souplet a permis la préservation des populations de truites fario sauvages en amont. Malgré tout, l’équilibre reste très fragile. L’efficacité de cette politique démontre qu'on peut espérer à terme la réhabilitation de la rivière sur l’ensemble de son cours. Il reste à faire émerger une gestion globale à l’échelle du bassin versant, à partir des AAPPMA riveraines de la Selle et de ses partenaires impliqués dans le projet (FDAAPPMA 59, SIAHSA, Conseil Général du Nord, Conseil Régional, Agence de l’Eau Artois – Picardie). Dans le souci bien sûr du plaisir des pêcheurs mais aussi dans l'intérêt des générations futures.

Fichiers attachés :
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Dernière édition le 27/10/2007 à 14:06
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Date de dernière modification de cette page : 20/11/2007 à 21:35.